Le Cycle des Dames du Lac – Marion Zimmer Bradley m’impressionne… sauf sur le Tome 3…

J’ai commencé (bien commencé, vu que j’ai déjà lu 2,5 tomes sur les 5) Le Cycle des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley. Il s’agit d’une réécriture de la légende arthurienne, ici racontée du point de vue des femmes d’Avalon.

J’avais d’ailleurs déjà pris gout aux re-écritures un peu plus féministes de la légende arthurienne grace au superbe Morgane Pendragon de Jean-Laurent Del Socorro : Une Morgane centre de l’intrigue, des mœurs païennes bien plus inclusives, une réflexion sur le fait que histoire est écrite par les vainqueurs (et donc ici les vieux monsieurs misos et cathos)…

J’ai juste commencé. Alors pourquoi est-ce que je débute déjà cet article ? D’abord parce que j’ai peur d’oublier mes retours. Ensuite parce que les tomes ne se situent pas nécessairement dans la même période de temps. Le fil conducteur reste cependant le même : les Dames d’Avalon. Par contre tous les personnages et intrigues changent. Et c’est là aussi que le bât blesse…

En effet, j’ai adoré les deux premiers tomes. Trop bien, une légende arthurienne qui laisse la place aux femmes puissantes dans l’intrigue! Avec des personnages bien développés (Dont une Guenièvre absolument insupportable), des intrigues qui se succèdent, et un univers d’Avalon riche et envoûtant. Marion Zimmer Bradley m’impressionne ici, car elle crée une immense fresque qui se déroule sur des siècles. C’est ambitieux et vraiment bien maîtrisé.

On y trouve une multitude de sujets qui nous touchent : la maternité, la jalousie, le pouvoir, les doutes, mais aussi une critique acerbe de la religion — une religion qui impose un dieu unique à tous et cherche à détruire tout ce qui la gêne. Tout cela est soutenu par un background qui semble assez bien documenté d’un point de vue historique.

Oui, mais alors pourquoi le bât blesse-t-il ? Eh bien, je viens de poursuivre avec le tome 3, qui se situe bien plus tard, et là… je m’ennuie. Les personnages qui me plaisaient ont disparu, remplacés par des versions qui, à mon goût, sont bien plus insipides. Les intrigues semblent davantage s’apparenter à des stratégies militaires contre les Romains ou les Saxons, sur fond maritime, qu’à des aventures de fantasy.

Certes, dans les tomes 1 et 2, il y avait aussi des intrigues militaires, mais celles-ci semblaient n’être qu’un aspect de la fiction, alors que dans le tome 3, j’ai l’impression que c’est devenu le seul moteur de la narration. Peut-être que je ne suis pas objective ? Peut-être suis-je simplement « fatiguée », car c’est beaucoup de lecture avec des enjeux qui se répètent ? Peut-être que les histoires de Romains et de bateaux me plaisent moins ? Je ne sais pas.

Mais si j’ai commencé ce cycle avec l’impression d’un chef-d’œuvre, je suis aujourd’hui un peu déçue. Je vais donc lire la fin du tome 3, puis les tomes 4 et 5, et voir si cette sensation perdure… Et je vous dirai!

A dans approximativement 2 ans donc!

Vous pourriez aussi aimer...