Il était temps pour moi de lire une œuvre de Neil Gaiman, car l’auteur est toujours cité dans les livres de référence du genre fantasy. Si j’ai prévu d’écouter American Gods en livre audio, je me suis donc lancé dans la courte lecture de Stardust.
Bon, déjà, je confesse que j’étais persuadé que “Ziggy Stardust” de Bowy avait un lien avec ce livre… mais je me suis renseigné, et non. C’est simplement que “stardust”, en anglais, signifie “poussière d’étoiles”, et on peut donc le retrouver dans tout un tas d’œuvres ou de citations. Bref, ceci étant dit : pourquoi Stardust ?
Il s’agit ici d’une étoile que notre héros veut retrouver, car il l’a promise à sa bien-aimée. Or, il va lui être difficile de la récupérer, car celle-ci est tombée de l’autre côté d’un mur qui protège son village d’un monde de féerie et de magie. Tous les neuf ans, le village laisse le passage ouvert pour permettre aux villageois de prendre part à une foire assez magique, mais le reste du temps, le monde de l’autre côté fait peur, et personne n’ose s’y aventurer.
Je ne vais pas détailler davantage le récit pour vous laisser apprécier les surprises concoctées par l’auteur. Pour autant, je peux vous dire ce que j’ai apprécié dans cette lecture… et ce que j’ai moins aimé.
En premier lieu, j’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur, fluide, agréable, et qui trouve toujours un moyen de garder notre attention tout au long du récit. J’ai également aimé que l’on soit plongés très rapidement dans l’intrigue magique, et que notre héros vive l’habituel parcours initiatique. Tous les poncifs du genre fantasy se retrouvent ici : les méchantes sorcières, les jeunes femmes à sauver, le héros naïf qui grandit en affrontant les obstacles.
Et en même temps, c’est là aussi que j’ai un peu tiqué : je ne sais pas si j’ai aimé le côté très classique de “la sorcière laide et méchante” contre “la jolie jeune fille en détresse”, ou si, au contraire, cela m’a un peu ennuyé. Il faut dire qu’on sent que l’œuvre est écrite par un homme : le lien bonté= beauté et les descriptions de poitrine “haute et ferme” sont omniprésentes. Bon, passons, même si cela lasse un peu à la longue…
Le monde créé par l’auteur est cependant très riche, et quand on est amateur de fantasy, on prend plaisir à y retrouver de nombreuses créatures et mythes issus de différents contes : licornes, princes sanguinaires, sorcières, fées… J’ai aussi beaucoup aimé l’aspect “pour adultes” de l’histoire, qui n’est pas forcément mis en avant au premier abord. L’héroïne céleste est assez caustique, la sorcière est vraiment méchante (et n’hésite pas à insulter franchement), et les scènes coquines ne sont pas seulement suggérées.
C’est ce mélange de contes pour enfants revisités en version adulte qui fonctionne particulièrement bien.
Le héros a beau être extrêmement naïf, et le récit baigner dans un romantisme presque suranné, on s’attache aux personnages. Finalement, on retournerait bien de l’autre côté du mur pour y voir quelques intrigues de plus se développer.
J’ai hâte, donc, de découvrir les autres œuvres de l’auteur !

