Hier, je suis allée pour la première fois aux Utopiales de Nantes… et j’ai adoré !
D’abord, ce qui m’a plu, c’est l’ambiance. Peut-être est-ce dans ma tête, mais me retrouver entourée de gens qui, comme moi, étaient passionnés de littérature de l’imaginaire : quelle joie ! Quel sentiment d’appartenance !
Alors oui, c’est vrai, les Utopiales, c’est avant tout la science-fiction, que j’affectionne — mais un peu moins que la fantasy. Pourtant, il y a aussi largement de quoi se régaler pour un fan de fantasy.

Je n’y suis allée qu’une journée, mais j’ai pu profiter de plein de choses différentes : en premier lieu, à noter, une librairie de l’imaginaire ultra complète et génialissime. Je n’exagère pas : c’est apparemment, d’après les organisateurs, la plus grande librairie (temporaire) dédiée à la SCI-FI d’Europe. Elle n’est pas immense, mais ce qui la rend géniale, c’est que chacun de ces livres est un petit trésor pour un fan de littérature fantasy ou de science-fiction. Autant vous dire que j’ai eu chaud au porte-monnaie !

J’ai d’ailleurs pu me procurer une nouvelle (désignée comme “novella”) d’une autrice dont j’avais suivi la conférence une heure plus tôt : Premee Mohammed et son livre Comme l’exigeait la forêt — je vous en parlerai plus tard.
Donc oui, une conférence… ou devrais-je plutôt dire : quatre pour ma part.
Des sujets divers :
- l’état du secteur de la littérature de l’imaginaire,
- le rapport aux planètes dans la science et la science-fiction (et une ouverture sur un débat plus général : quand on écrit de la fiction, quel est le rapport à la science ? où s’arrête le vrai et où commence le “faux” ?),
- une conférence sur la forêt en tant qu’objet d’étude, à la fois du point de vue du scientifique et de celui de l’auteur,
- et enfin une discussion sur une possible Worldcon à Nantes, et pourquoi le berceau de Jules Verne devrait l’accueillir…
Bref, plein de réflexions passionnantes, entourée de gens passionnants !
J’ai aussi pu profiter d’un film d’animation — La fille qui a volé le temps De Ao Yu et Tienan Zhou— et de diverses expositions, allant de Jorg de Vos à Stéphanie Hans (qui a illustré l’affiche). Bref, c’était génial et bien chargé !
Et encore, je suis loin d’avoir tout vu, tout fait : il y avait une quantité impressionnante de conférences, de films, mais aussi d’ateliers, de jeux, et même de concerts — je ne savais plus où donner de la tête !

Illustration de Stéphanie Hans

Photo de Jorg De Vos qui a réalisé une fresque en live pendant le festival
Tout ça pour 15 euros par jour (un peu moins si vous prenez le pass 4 jours).
Bref, j’ai très envie d’y retourner demain, et je suis certaine de vouloir y retourner à la prochaine édition.
Je vous invite à découvrir ce festival si vous n’êtes pas trop loin 🙂

