Petit point: La littérature imaginaire

J’ai eu l’idée de créer ce schéma après une petite expérience en allant à la médiathèque de ma ville. J’y étais simplement pour demander s’ils avaient des salles disponibles pour mon club de lecture Fantasy. En discutant avec la responsable, elle me donne quelques conseils, puis finit par me dire : « Oui, en plus c’est difficile d’amener le public ado à la médiathèque… »
Je lui réponds : « Euh non, c’est pour moi, pas pour des ados. »
Elle a été très surprise (et désolée), et s’est justifiée en disant : « C’est parce que vous m’avez parlé de fantasy ! »
J’ai alors précisé : « Oui, de fantasy… mais pas romance teenage façon Twilight (no-judgement, je l’ai lu aussi !) plutôt Ursula Le Guin. »
Et là elle m’annonce que, pour elle, Ursula Le Guin, c’est classe de la science-fiction. Bon, oui, d’accord, c’est de la SF… mais aussi de la fantasy, suivant les œuvres en fait… Je pouvais tout aussi bien lui parler de Tolkien…

Plus tard, j’en discute avec ma sœur, prof de littérature au collège, qui me dit : « Même les experts n’arrivent pas toujours à différencier clairement ces genres. »
C’est vrai que les frontières sont poreuses, que certaines œuvres touchent à plusieurs catégories… mais il existe tout de même de vraies différences entre fantasy, science-fiction et fantastique.

C’est justement pour illustrer ces distinctions que j’ai réalisé ce schéma.


Et s’il semble que, en France, ces nuances ne soient pas toujours très installées dans la culture littéraire, dans le monde anglophone elles sont beaucoup plus claires depuis longtemps : la fantasy s’y est imposée, comme la science-fiction il y a des décennies, en un véritable genre, avec un public passionné et des structures identifiables.

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